PQ Phonothèque québécoise
Musée du son
Sauvegarder, documenter et diffuser le patrimoine sonore

Extraits sonores des invités (Histoire des maisons de disques)
Leclerc, Martin

Producteur et gérant (GSI)

 

Extraits : 

 

Émergence des maisons indépendantes de disque au Québec - Leclerc, Martin, (36’’ / 229K), enregistré le 11/02/2003

Différence entre les maisons indépendantes et les compagnies internationales - Leclerc, Martin, (1’12’’ / 446K), enregistré le 11/02/2003

Dimension créatrice dans le travail du producteur et graphisme des pochettes - Leclerc, Martin, (1’21’’ / 500K), enregistré le 11/02/2003

Réédition et recherche d’archives - Leclerc, Martin, (1’10’’ / 433K), enregistré le 11/02/2003

Processus de sélection d’artistes et de projets - Leclerc, Martin, (1’01’’ / 367 K), enregistré le 11/02/2003

Maquette de Daniel Boucher et travail de réalisation - Leclerc, Martin, (19’’ / 124K), enregistré le 11/02/2003

Succès peu prévisible et pourcentage de réussite commerciale - Leclerc, Martin, (36’’ / 269K), enregistré le 11/02/2003

 

 

Résumé de l'entrevue :

Leclerc, Martin : Producteur et gérant (GSI)

 
Martin Leclerc présente l'historique de la maison de production GSI (Gestion Son Image) créée par Robert Vinet suite à la faillite au Canada de Barclay; plusieurs artistes représentés par cette maison ont conclu des ententes avec GSI (Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Diane Dufresne, Jean-Pierre Ferland, Gilles Vigneault). GSI a aussi produit des émissions de télévision (Tapis rouge, L'autobus du show-business…). GSI produit plusieurs artistes dont Daniel Boucher et Daniel Lavoie.

Martin Leclerc parle du partenariat avec Radio-Canada et de la mise en marché; des disques autour d'une personnalité (Félix Leclerc, René Lévesque) ont été réalisés. GSI a aussi collaboré avec Monique Giroux pour publier des compilations de l'émission Le Cabaret des refrains.

Il décrit le catalogue de GSI, un des plus gros au Québec (125 titres); cela comprend les œuvres de Sylvain Lelièvre, Claude Gauthier, Philippe Laloux. Il apprécie particulièrement ce travail de revitalisation des archives où il fait la recherche de photographies, de documents et de références; il cite en exemple la compilation du  groupe acadien Beausoleil Broussard et celle de Sylvain Lelièvre. GSI a réédité les albums 1 X 5 et J'ai vu le loup le renard, le lion dont il est fier; à l'occasion, une édition spéciale autographiée par Gilles Vigneault et Robert Charlebois a été mise sur le marché.

Il présente quelques artistes représentés par GSI dont Bori, Marie-Jo Thério et Daniel Boucher. Il expose les critères de sélection parmi les 300 à 400 maquettes reçues chaque année; souvent le choix est fait en spectacle. Il recherche l'authenticité, le charisme et la volonté de faire carrière. Pour faire connaître un nouvel artiste, il doit planifier la mise en marché et choisir une équipe solide. Il présente quelques aspects créatifs du métier de producteur (création de l'image promotionnelle, de la pochette, des affiches, implication du producteur en studio). On doit compter sur des équipes de 30 personnes pour la production d'un disque (preneur de son, réalisateur, musiciens, styliste, graphiste, photographe…) et de 10 personnes pour une tournée.

Il collabore avec le réalisateur Marc Pérusse dont il a beaucoup aimé le travail pour le disque de Daniel Boucher. Il commente l'évolution du son entre la maquette de Daniel Boucher et la réalisation finale. Il collabore aussi avec le réalisateur Francis Collard (pour le disque de Philippe Laloux). Il reçoit parfois des maquettes faites dans des studios - maison de grande qualité. L'esthétique du son doit être conforme à l'univers de l'artiste; pour Marie-Jo Thério, ça se voulait plus libre; pour d'autres, il recherche un produit plus léché.

À partir de 1985, on a assisté au Québec à un regain des maisons indépendantes suite au retrait des multinationales qui ont établi leurs sièges sociaux à Toronto, dans la mouvance post-référendaire. À Montréal, les maisons indépendantes prennent plus de risques que les multinationales; la structure est plus simple et plus accessible; une plus grande liberté d'édition suppose plus d'innovation dans la mise en marché. Au Québec, les maisons indépendantes représentent 80% du marché (et les multinationales, 20%), contrairement à ailleurs.

Chez Warner, où il a déjà travaillé, on établissait une moyenne d'un succès sur dix signatures. Il a été surpris du succès immense de Linda Lemay, dont il a été le gérant (300 000 disques vendus) et de celui de Daniel Boucher (100 000 disques vendus).

Il déplore l'arrivée du MP3 qui a un impact plus néfaste pour les jeunes artistes comme Daniel Boucher; il déplore aussi que les radios prennent de moins en moins de risques et qu'à la télévision il y est moins de place pour la chanson. Des technologies pourront empêcher le piratage. La mise en marché soignée est aussi une solution au piratage.

Le travail d'image doit établir un lien entre le contenu musical, les textes, la typographie, les photographies, le son de l'album, la publicité… Il visite fréquemment les disquaires à New York, Boston, Paris et Londres pour étudier les étalages, le "packaging" et la mise en marché. Son choix d'esthétique pour les pochettes vise à ne pas trop se plier à des tendances vite démodées. Il apprécie le format "CD", considérant le livret comme un livre. Il cite en exemple la pochette de Bori en forme de télé-horaire. Il est fier des livrets réalisés pour Félix Leclerc et René Lévesque.

Il constate que parfois un disque a un certain impact à Montréal mais pas ailleurs (ce qu'il appelle la couleur Plateau Mont-Royal); dans ce cas, il doit travailler à développer le produit en région, à le sortir d'un ghetto culturel. Les stations de radio indépendantes en région ont souvent fait découvrir des artistes (La Chicane, Kevin Parent). GSI engage une personne pour le "tracking radio" s'assurant de la visibilité des productions de la compagnie; l'approche média tient compte du site Internet et de lettres promotionnelles hebdomadaires dédiées au milieu médiatique.

Pour l'avenir du disque, il croît à une approche moins sectaire plus à l'écoute du goût du public, à une sélection plus centrée sur quelques joueurs et à une qualité d'édition en offrant davantage à la clientèle (livret et pochette plus élaborés). Il souligne que l'apport d'Internet dans le pourcentage des ventes est encore plutôt timide.

Il rêve de produire un disque de Michel Pagliaro.

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L’intégrale de l’entrevue (en cassette DAT numérique) ainsi qu’un résumé détaillé et indexé dans la base de données de la Phonothèque sont disponibles pour la consultation au bureau de la Phonothèque québécoise.

 

 

Histoire des maisons de disques (chronologie)

bibliographie

Lien  vers l'exposition virtuelle (MVC) : 

l’histoire des maisons de production de disques indépendantes à Montréal 

 

Extraits des entrevues sur le patrimoine sonore :

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Mise à jour le 29 septembre 2003

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